Le Mont Ararat

Salut, espérance et nouvelle création

La première montagne que nous rencontrons dans la bible est celle d’Ararat. Le déluge est passé par là. La terreur de la colère de Dieu révélée contre l’inhumanité des hommes et des femmes est toujours résonne encore. L’arche navigue, reste à flot, certes, mais sur les eaux du déluge, sur le signe et souvenir du châtiment divin.

Enfin l’arche trouve sa perche sur la montagne d’Ararat (en Turquie actuelle). Les eaux se retirent, la colère aussi.

Et petit à petit, l’espoir renaît. La séquence est d’une beauté bouleversante. C’est progressivement que les eaux se retirent, c’est progressivement que les sommets apparaissent, que l’espoir grandit. La fenêtre s’ouvre. Un premier signe d’un avenir possible. Un corbeau est lâché, qui fait des allers-retours infructueux. Une colombe est aussi lâchée. Elle est plus aventureuse, elle part plus loin mais elle ne trouve pas de perchoir. Noé ne se décourage pas, il attend 7 jours, une semaine, comme celle de la création, et relâche la colombe. Elle part toute la journée, mais enfin elle revient. Toujours pas de perchoir, mais elle tient une branche d’olivier dans son bec. Encore une semaine – le temps de la restauration le temps de la nouvelle création – et cette fois-ci la colombe ne revient pas. Elle a trouvé la terre ferme et sèche, elle est le signe et le symbole d’un pardon possible, d’une relation renouvelée entre Dieu et l’humanité.

C’est pourquoi Noé écarte enfin la couverture de l’arche. Elle a servi, le châtiment est passé, ni la création, ni l’humanité en a besoin maintenant. L’apaisement est là, l’espérance aussi et la promesse d’une nouvelle création.

Sur le Mont Ararat, la rencontre avec Dieu est porteuse d’espoir. Mais elle est incomplète. Le reste de l’histoire le montre. Pourtant, elle présage un moment où, au mont Golgotha, le pardon définitif est accompli. Jésus est submergé à son tour par le déluge du châtiment de Dieu contre le mal et le péché. Sa mort rend possible notre rencontre avec Dieu, et sa résurrection trois jour après n’est pas juste la promesse d’une nouvelle création, mais en est les prémices.